L’intégration d’un élève au sein d’un groupe est très important. Cette tâche incombe forcément à l’enseignant, que le sport soit collectif ou individuel. Par mon expérience, j’ai appris qu’un groupe efficace se compose avec tous les niveaux. On m’a toujours enseigné que le débutant progresse auprès des expérimentés, et les anciens se consolident auprès des nouveaux. je n’aime pas cette politique des cours par niveau: débutants, médians, élites (ou par niveau de ceinture). Aussi un rapport élèves/entraineurs se valorise par l’intégration d’un public hétérogène.
L’entraineur peut avoir plusieurs facettes: Le conciliant, l’exigeant, le « dictateur », le bienveillant.

À L’ENTRAINEMENT
N’oublions pas qu’être enseignant ne s’improvise pas. Ses entrainements sont construits sur une pédagogie personnelle, et cela prend du temps! L’élève doit respecter ce travail, et cela passe forcément par la discipline. L’attitude de l’enseignant sera différente en fonction de la difficulté du cours mais aussi du niveau d’exigence demandé. En effet il sera bien plus compréhensif avec un débutant et plus dur envers les confirmés. Il faut garder à l’esprit que la plupart du temps nous ne sommes conciliant qu’avec les petits. Eh oui, à un moment donné faut progresser; et on ne progresse pas avec des petites tapes dans le dos. L’exigence fait partie du jeu. J enseigne le taekwondo et suis aussi élève, et moi les tapes dans le dos, j’aime pas😒!!! Tous mes coachs ont leur personnalité mais ils ont un point commun. il prêche la performance et c’est ce qui forge cette relation entre un entraineur et son élève. Ils peuvent même parfois laisser entendre, sur le tapis ou dans la salle, que l’endroit ne respire pas la démocratie et que toutes directives prisent ne sont pas sujet à négociations😤. Cela ne les empêcheront pas d’être à l’écoute de leurs élèves et prendront le temps d’apporter des réponses.
En compétition cette relation devient beaucoup plus intimiste car le compétiteur ou combattant doit être mit dans des dispositions qui diffèrent d’une personne à l’autre. il y a les stressés, les sûrs de soi, les introvertis, les excités et bien d’autres… D’où la nécessité pour l’enseignant de bien connaitre ses élèves et d’instaurer une sorte de rituel de préparation à l’épreuve personnalisée. Savoir les rassurer, les motiver et aussi les écouter. La compétition est vraiment un monde à part beaucoup de regards, d’attente de bruit. S’en remettre à son entraineur est un atout de taille, dans cette situation.

Maintenant il y a des relations entraineurs/élèves particulières; celles des fratries. Autour de moi je connais des enseignants et amis qui partagent leurs entrainements et/ou enseignent à leurs enfants. Même chose de mon coté. L’exigence et le rapport enseignants/élèves n’est, là, pas toujours aussi simple. Non pas par favoritisme! Au contraire nous avons tendance à être plus dur, exiger plus. C’est humain! On voudrai que nos enfants soit un modèle pour les autres. Et c’est pour cela qu’il faut savoir faire la part des choses entre le foyer et le Dojang (dojo).
En revanche, en compétition, se détacher est bien plus compliqué car le rôle de père/mère prend forcément le dessus. Là, le partage des émotions avec le compétiteur (ou le combattant) est total. On l’a forcément tous vécu. Et certains plus que d’autres!
🧐
Un club pour se développer et s’épanouir aura besoin d’un entraineur attentif et bienveillant; ce qui permettra au plus grand nombre de performer dans sa discipline. Certes on n’en fera pas tous des champions mais avec cette philosophie, une cohésion de groupe se formera. L’entraineur existe au travers de ses élèves. Pour moi c’ est du donant-donnant. La confiance commune fait grandir chaque parti, mais aussi le club.

























